L’Autorité supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) tire la sonnette d’alarme dans son Rapport Annuel Général d’Activités (RAGA) 2023 : plus de 25 milliards de francs CFA ont été indûment soustraits aux caisses de l’État par des agents publics.
Des pertes colossales et un réseau tentaculaireAu total, 25 288 382 183 F CFA ont été perdus en 2023, selon les investigations de l’ASCE-LC. Et ce n’est pas tout : 21 dossiers d’enquêtes ont été transmis à différentes juridictions (Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou et Ouagadougou), contre 29 dossiers en 2022. Les personnes mises en cause ne viennent pas d’un corps unique : ministres, magistrats, diplomates, élus, directeurs, agents d’exécution… C’est toute une mosaïque d’acteurs publics qui est épinglée.
Corruption, blanchiment, détournement : un cocktail explosif.
Les faits sont graves : dix-sept infractions pénales ont été identifiées comme moyens de prédation des ressources publiques. Parmi les plus fréquentes, on retrouve le blanchiment de capitaux, la corruption et le détournement de biens publics. Ces infractions ont toutes été commises dans le cadre de fonctions ou mandats publics.
Dysfonctionnements internes : un terrain fertile pour les abusL’ASCE-LC pointe également l’absence de dispositifs de contrôle dans plusieurs ministères et institutions. Notamment, le registre obligatoire de signalement d’infractions n’est ni ouvert ni tenu à jour dans certains cas.
L’Autorité recommande donc l’opérationnalisation immédiate de ces registres, ainsi que l’intégration de ces exigences dans les codes de déontologie professionnelle.
Pour en savoir plus :Le Rapport Annuel Général d’Activités 2023 de l’ASCE-LC est disponible dans son intégralité ici :
👉 https://www.asce-lc.bf/publication-du-rapport-annuel-general-dactivites-2023-de-lasce-lc
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