
À Ouagadougou, l’alerte est lancée. Ce jeudi 22 mai 2025, l’Office national du contrôle des aménagements et des constructions (ONC-AC) a mené une opération coup de poing dans les quartiers Larlé et Hamdalaye. Une opération aussi symbolique que ferme : le temps de deux heures, les équipes du ministère de l’Habitat ont sillonné les artères de ces quartiers pour constater de visu la prolifération de magasins érigés illégalement sur des terrains destinés à l’habitation.Le constat est sans appel : une vingtaine de constructions non autorisées ont été identifiées. Sur les murs de ces bâtisses hors-la-loi, des inscriptions en lettres rouges – « À démolir » ou « Arrêt travaux » – ont marqué le début d’un bras de fer entre l’État et les promoteurs de l’anarchie urbaine.

« Ces constructions sans autorisation, dans des zones censées accueillir des familles, représentent une menace directe pour la sécurité publique », a martelé le directeur général de l’ONC-AC, Yacouba Siko, visiblement déterminé à remettre de l’ordre. Il prévient : << cette étape n’est qu’un avertissement>>. Les prochains contrevenants recevront des mises en demeure fermes, et si rien ne change, les bulldozers suivront. L’ONC-AC ne cache plus son agacement face à ce qu’elle qualifie de détournement délibéré de l’usage des sols. Des parcelles initialement acquises pour la construction de maisons d’habitation ont été transformées en entrepôts ou commerces, souvent sans la moindre autorisation. Une fraude que l’État ne compte plus tolérer.« Nous allons nous assumer. Ce qui est illégal sera démoli, point final », a tranché Yacouba Siko, dans un ton qui ne laisse place à aucun doute. Le message est désormais clair, et il dépasse largement les quartiers de Larlé et Hamdalaye : le respect de l’ordre d’occupation des parcelles n’est plus négociable. L’ONC-AC entend poursuivre ses descentes sur le terrain, et surtout, faire appliquer la loi dans toute sa rigueur.
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