Une IRM cardiaque pourrait prédire les crises cardiaques jusqu’à dix ans avant leur survenue, en détectant des signes précoces liés à la pression artérielle chez les hommes et au cholestérol chez les femmes

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Et si un examen médical relativement simple pouvait sauver des vies en anticipant les crises cardiaques ? C’est ce que suggèrent les travaux de chercheurs de l’Université de Dundee, en Écosse. Selon leur étude, publiée cette semaine, une imagerie par résonance magnétique (IRM) permettrait d’identifier des signes avant-coureurs d’un infarctus jusqu’à dix ans avant qu’il ne survienne.
À l’origine de ces recherches, la professeure Jill Belch parle d’« une avancée significative et enthousiasmante » dans le domaine de la prévention cardiovasculaire. L’étude s’est basée sur l’analyse à long terme de patients ayant subi une IRM cardiaque. Au fil du temps, certains ont été victimes d’accidents cardiaques, permettant aux chercheurs de relier ces événements à des marqueurs précoces visibles dès le départ sur les images médicales.
Parmi ces indicateurs figure notamment le remodelage du ventricule gauche, une transformation de la structure du cœur souvent annonciatrice de futurs problèmes cardiaques.
Autre point notable : les différences observées entre les sexes. Chez les hommes, l’hypertrophie du ventricule gauche était associée à une pression artérielle diastolique pourtant encore dans les limites hautes de la normale. Chez les femmes, c’est un taux de cholestérol élevé — mais toujours dans la norme — qui semblait corrélé à l’augmentation de la masse cardiaque.
Ces résultats amènent les spécialistes à recommander une surveillance ciblée : tension artérielle chez les hommes, cholestérol chez les femmes. Une stratégie simple, mais potentiellement déterminante pour prévenir les maladies cardiovasculaires.
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