Le gouvernement burkinabè a vigoureusement contesté le rapport du Secrétaire général des Nations Unies présenté devant le Conseil de sécurité, intitulé « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso ». Selon l’Exécutif, ce document a été rédigé sans consultation des autorités nationales, ce qui remet en cause sa crédibilité. Dans un communiqué officiel, l’État dénonce un rapport « truffé d’informations sans fondements », où les Forces de défense et de sécurité sont citées au même titre que les groupes armés terroristes. Le gouvernement estime que ces accusations reposent sur des affirmations non vérifiées, sans enquête ni preuve judiciaire, et constituent une grave atteinte à l’image du pays.Le Burkina Faso regrette également que les agences onusiennes persistent dans l’emploi de « terminologies équivoques », malgré des clarifications déjà apportées par les autorités en mars dernier. Conséquence : la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Mme Carol Flore-Smereczniak, a été déclarée persona non grata, l’Exécutif la considérant désormais comme « non crédible » pour assurer la coopération avec l’ONU.Toutefois, le gouvernement a réaffirmé son attachement aux idéaux des Nations Unies, tout en saluant leur rôle humanitaire et sécuritaire. Il a exprimé sa volonté de collaborer avec des représentants « véritablement engagés » dans un partenariat sincère et constructif.
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