Ouagadougou, 20 juin 2025 – L’Espace Morène a lancé ce vendredi 72 heures de festivités marquant ses dix ans d’existence. À cette occasion, son directeur général, Basile Bationo, a salué le parcours de cette structure qui s’est imposée comme un acteur clé de la promotion de la gastronomie locale, du tourisme et de la culture burkinabè.
« En dix ans, nous avons significativement contribué à valoriser les mets traditionnels et à soutenir le développement du tourisme culturel, en phase avec la vision gouvernementale », a déclaré M. Bationo. Il a également souligné l’impact de l’espace sur l’insertion socio-professionnelle des jeunes, à travers la création d’emplois directs et indirects.
Conscient des enjeux actuels, le directeur a annoncé une dynamique de renouveau : « Nous entamons une nouvelle phase, adaptée au contexte, pour offrir une meilleure expérience à notre clientèle. Ce n’est que le début de nos ambitions. »
Le co-parrain de la cérémonie, Sosthène P. Ouédraogo, coordonnateur du Salon des métiers du secteur informel (SMSI), a exprimé sa satisfaction d’être associé à cette célébration. Il a salué la résilience de l’Espace Morène face aux crises sécuritaires, sanitaires et politiques de la dernière décennie : « Peu d’initiatives ont su tenir sur la durée dans un tel contexte. »
Pour lui, ces activités culturelles portées par des jeunes constituent un véritable levier pour la résilience économique. Il a lancé un appel aux autorités afin de renforcer leur soutien à ces initiatives qui participent à la vitalité du tissu social et économique.
Lors de la cérémonie, le consultant Daniel Dan Hien a présenté une communication intitulée « L’Espace Morène, un levier innovant pour le tourisme culturel au Burkina Faso ». Selon lui, ce lieu est né d’un double constat : le manque de valorisation des patrimoines locaux dans l’offre touristique nationale et le besoin d’espaces vivants mêlant restauration, art, mémoire et lien social.
Il a présenté l’Espace Morène comme un modèle innovant, combinant gastronomie patrimoniale, expression artistique et inclusion sociale : « En plus de proposer des plats traditionnels comme le tô, le riz gras ou les chenilles, l’espace forme des cuisiniers qui deviennent de véritables ambassadeurs de la culture burkinabè. »
Abordant les perspectives, le consultant a évoqué la possibilité de reproduire le modèle ailleurs, de renforcer les capacités des acteurs et d’inscrire ce type d’initiatives dans les politiques culturelles et touristiques du pays.
Du 20 au 22 juin, les festivités se déroulent au sein même de l’Espace Morène, avec au programme : conférences, expositions-ventes et animations artistiques.
